Tout peut être résolu avec un gun est l’œuvre que j’ai faite pour le jury de 2e année.
Je cherchais un moyen d’apprendre à faire du jeu vidéo tout en étant toujours dans l’idée d’une œuvre qui s’adresse à tout le monde et qui est utilisable par tout le monde. Je voulais aussi que ce soit simple, car j’étais en apprentissage et je ne voulais pas faire quelque chose de trop complexe.
L’idée que j’ai eue était donc de faire une parodie d’un jeu vidéo éducatif sous la forme d’un shooter. Le style est en low poly simple et le système de shooter est simple lui aussi. C’était donc une bonne approche pour commencer à apprendre le jeu vidéo.
Le but du jeu est de montrer, de manière ironique, que tous les problèmes dans la vie peuvent être résolus facilement avec la violence. Le message concerne tout le monde et le spectateur doit faire le parallèle entre le jeu et une société qui encourage parfois à utiliser la violence pour résoudre les problèmes.
Le jeu était sous la forme de niveaux, avec une mascotte appelée Gunny, qui vient expliquer à chaque niveau quel problème on va résoudre grâce à notre fusil. Les problèmes étaient de plus en plus graves et la manière d’utiliser la violence pour les résoudre l’était aussi.
J’avais imaginé plusieurs niveaux, mais finalement il n’en restait que 4 :
Le 1er niveau était pour résoudre l’ennui. Il fallait simplement faire un tir à la carabine.
Le 2e niveau était pour résoudre la faim. Il fallait tuer des animaux.
Le 3e niveau était pour résoudre les conflits avec les autres. Il fallait tuer d’autres enfants dans son école, en référence aux tueries dans les écoles aux USA.
Le 4e niveau est un peu différent. Gunny, qui disait depuis le début que l’on pouvait tout résoudre avec un fusil, reconnaît finalement que l’on ne peut pas tout résoudre. Il explique qu’il y a des choses comme la perte d’un proche ou la maladie qui existent et qu’on ne peut pas simplement régler avec la violence. Il finit alors par dire que l’on peut résoudre son problème en se tuant soi-même. Le joueur doit alors tirer sur une projection vidéo de lui-même pour représenter le suicide.
La difficulté de ce projet était la collaboration avec une élève de MAE pour le son de mon jeu. Elle était assez active au début mais vers la fin j’ai dû aller chercher des sons moi-même (par exemple le son des enfants qui meurent était un son de “the binding of isaac” que j’avais mis en attendant mais il est resté dans la version finale).
